Plusieurs cas de personnes contaminées par la rage sont recensés chaque année en Afrique du Sud. Prenez connaissance des mesures de prévention face à la maladie.

Depuis le mois de décembre 2017, cinq cas de personne infectée par la rage ont été confirmés en Afrique du Sud. Il s’agit d’individus originaires du Limpopo, Mpumalanga, KwaZulu-Natal (2) et du Cap Oriental. Un autre cas de contamination probable a été recensé dans le Free State après le décès d’un patient présentant les symptômes de la maladie. Ce dernier avait été en contact avec un chat domestique avant de tomber malade, mais le diagnostic n’a pu été confirmé, faute d’échantillons disponibles pour analyses dans un laboratoire.

La rage est une maladie infectieuse d’origine virale qui est presque toujours mortelle une fois que les symptômes cliniques sont apparus. Dans une proportion allant jusqu’à 99% des cas chez l’homme, elle est transmise par des chiens domestiques, mais le virus peut infecter les animaux domestiques et les animaux sauvages. Il est transmis à l’homme en général par la salive des animaux infectés lors d’une morsure ou d’une égratignure.

Face à la maladie, de mesures de prévention existent :

Éliminer la rage chez le chien
La rage est une maladie à prévention vaccinale. La vaccination des chiens est la stratégie la plus efficace et la plus rentable pour éviter la rage chez l’homme. La vaccination des chiens permet de réduire le nombre des décès imputables à la rage mais aussi le besoin d’une prophylaxie postexposition dans le cadre des soins aux patients mordus par des chiens.

Sensibiliser à la rage et prévention des morsures de chien
Informer adultes et enfants sur le comportement des chiens et la manière de prévenir les morsures, est une composante essentielle de tout programme de vaccination antirabique et peut faire baisser l’incidence de la rage chez l’homme comme la charge financière du traitement des morsures. Améliorer les connaissances en matière de prévention et de lutte contre la rage des communautés signifie informer aussi sur les responsabilités des propriétaires d’animaux de compagnie et sur les soins à dispenser immédiatement après une morsure. La participation et l’engagement des communautés dans ces programmes permettent que les principaux messages d’information soient mieux compris et mieux diffuser.
Vaccination préventive chez l’homme

Il existe des vaccins antirabiques à utiliser avant une éventuelle exposition. Ils sont recommandés pour ceux qui exercent certaines professions à haut risque, comme les personnels des laboratoires manipulant des virus rabiques ou apparentés (lyssavirus) vivants, ou encore certaines personnes (celles qui sont chargées de la lutte contre les zoonoses ou les gardes forestiers) dont les activités personnelles ou professionnelles peuvent les amener en contact direct avec des chauves-souris, des carnivores ou d’autres mammifères susceptibles d’être infectés.

Plus d’informations sur le site de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

publié le 15/03/2018

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