La Nation "arc-en-ciel"

Population

L’Afrique du Sud compte plus de 48,5 millions d’habitants (résultats du recensement de 2007). Sa population est répartie de manière suivante :
79,7% : Noirs
9,1% : Blancs
8,8% : Métis
2,4% : Asiatiques

- Diversité culturelle

La population sud-africaine est composée des groupes suivants :
- Peuple Nguni (les Zoulous, les Xhosa et les Swazi) représentant les 2/3 de la population totale
- Le peuple Sotho-Tswana (Tswana) comprenant les Sotho du sud, Source : Ambassade de RSA/Paris - JPEGdu nord, de l’ouest
- Les Tsonga
- Les Venda
- Les Afrikaaners
- Les Anglais
- Les populations mixtes
- Les Indiens
- Les peuples Khoi et San
- Autres : le reste de la population est constitué de personnes ayant immigré en Afrique du Sud du reste du continent africain, d’Europe et d’Asie et qui conservent une identité culturelle très marquée.

- Langues

Il existe 11 langues officielles parlées en Afrique du Sud : Anglais, Afrikaans, Ndebele, Xhosa, Zulu, Sepedi, Sesotho, Tswana, Swati, Venda et le Tsonga.
L’Anglais est la langue la plus employée dans le monde du travail.

Le Gouvernement

En 1994, l’Afrique du Sud a tourné une page d’une longue histoire marquée par un système racial ségrégatif (l’Apartheid) et mis en place un régime démocratique. Pour la première fois dans leur histoire, les Sud-Africains, Noirs et Blancs, ont eu l’opportunité de voter, le 27 avril 1994, pour leur Président et leur gouvernement, le gouvernement d’unité nationale qui intégrait tous les partis politiques du pays. En 1996, le pays a adopté une nouvelle Constitution nationale.
Le gouvernement sud-africain est parlementaire.
En 1999, Thabo Mbeki succéda à Nelson Mandela et devint président de l’Afrique du Sud.

Le 22 avril 2009, date des élections générales, un nouveau rapport de forces apparait.

L’ African National Congress (ANC) domine la vie politique depuis la fin de l’apartheid, à la tête d’une « alliance tripartite » composée avec le Parti communiste (South African Communist Party - SACP) et le principal syndicat de travailleurs du pays (Congres of South African trade unions - COSATU). Aux élections générales du 22 avril 2009 (législatives nationales et provinciales), le parti a remporté près de 65,9% des voix, soit 264 sièges sur 400 à l’Assemblée Nationale (il n’avait cessé de renforcer son hégémonie depuis l’organisation du premier scrutin libre et multiracial : 62% en 1994, 66% en 1999, 70% en 2004). L’ANC a perdu de justesse sa majorité des 2/3 à l’Assemblée Nationale, seuil nécessaire pour modifier la Constitution. Créé en 1912, artisan de la lutte contre l’apartheid, l’ANC conserve une très forte popularité parmi les masses, notamment dans les townships et les campagnes.

La Democratic Alliance (DA), formation des Blancs anglo-saxons dirigée par la populaire Maire du Cap, Helen Zille, est le premier parti d’opposition. Elle a réalisé une percée aux élections du 22 avril 2009 en accroissant son score à 16,7% des voix (12% en 2004) et en remportant, pour la première fois, la province du Cap-Occidental. Ce parti récolte les fruits d’une ouverture à de nouveaux électeurs jeunes et noirs.

Tout nouveau dans le paysage politique, le Congress of the People (COPE), né d’une scission avec l’ANC en décembre 2008, a réalisé un score de 7,4% aux élections générales du 22 avril. Ce parti, qui avait rassemblé les ex-partisans de Thabo Mbeki suite à sa révocation brutale par l’ANC, n’a pas encore réussi à surfer sur la vague des noirs déçus de l’ANC ou inquiets du profilcontroversé de Jacob Zuma. Mais la création de ce parti est de bon augure pour le pluralisme politique en Afrique du Sud.

Le reste du paysage politique se partage entre une multitude de petites formations, en particulier identitaires (Zoulous, métis…), qui ont été les grandes perdantes du scrutin du 22 avril 2009. Le parti zoulou Inkhata Freedom Party (IFP), dirigé par M. Buthelezi, pèse désormais 4,5% des électeurs (contre 7% en 2004). Le parti « coloured » des Independent Democrats (ID) de Patricia De Lille s’enfonce à 0,9% des voix (contre 1,7% en 2004).

Le Parti National des Blancs afrikaaner, au pouvoir pendant l’apartheid et rebaptisé ensuite « Nouveau Parti National » (présidé par M. Van Schalkwyk, Ministre de l’Environnement et du Tourisme sous Thabo Mbeki), a rejoint l’ANC en 2004 et a disparu du paysage politique.

La consécration de Jacob Zuma :

Tête de liste et Président de l’ANC, Jacob Zuma a été élu Président de la République le 6 mai 2009 par le Parlement et investi le 9 mai. Annoncé dès le 10 mai, le gouvernement sud-africain a été profondément remanié : nouveau découpage des portefeuilles, renouvellement générationnel, ouverture à toutes les sensibilités de l’African National Congress (ANC) et même au parti identitaire blanc afrikaner (Freedom Front Plus).

Siège du gouvernement/Pretoria - JPEG

Nota Bene : La Constitution est la loi suprême du pays et la plus importante. Aucune autre loi ou décret gouvernemental ne peut se substituer aux dispositions de la Constitution. La souveraineté parlementaire présente dans la Constitution précédente a donc été remplacée par un système dans lequel le Parlement et tous les organismes gouvernementaux sont subordonnés à la Constitution et au principe de l’Etat de droit.

- Le Drapeau GIF

Le drapeau de l’Afrique du Sud a été adopté le 15 mars 1994 et est officiellement l’emblème du pays depuis le 27 avril 1994.
Son prédécesseur était contesté pour son symbolisme exclusivement lié à l’histoire afrikaner et britannique du pays.

Le Territoire

La République d’Afrique du Sud occupe la partie la plus méridionale du continent africain. Elle est bordée au nord par la Namibie, le Botswana et le Zimbabwe et au nord-est par le Mozambique et le Swaziland. Le Lesotho est un État enclavé au sein du territoire sud-africain.
La superficie de l’Afrique du Sud est de 1 219 090 km2.

- À l’ouest, au sud et à l’est, l’Afrique du Sud est entourée par l’Océan Atlantique et l’Océan Indien.

-  drakensberg - JPEGLes monts du Drakensberg, massif montagneux situé en Afrique du Sud et du Lesotho constituent le relief le plus imposant et le plus continu du pays. L’altitude moyenne est de 3000 mètres, le point culminant de ce relief et du pays est le Thabana Ntlenyana à 3482mètres.

- Les plaines se situent principalement dans le Nord Ouest et dans l’État libre d’Orange, ce sont les greniers céréaliers de L’Afrique du Sud.
Le nord Ouest du pays est également occupé par le désert de Kalahari qui s’étend également sur le Botswana et la Namibie, il représente près de 1 millions de km².

L’économie

L’Afrique du Sud est la première économie d’Afrique (plus de 30 % du PIB de l’Afrique sub-saharienne) et le pays le plus développé du continent. En raison des difficultés politiques liées à l’Apartheid et aux sanctions internationales, le pays a longtemps connu une croissance très irrégulière, particulièrement dans les années 1980. Son économie s’est développée principalement autour de l’exploitation de ressources naturelles abondantes (or, platine, autres métaux, diamants, charbon), avec l’émergence d’un puissant secteur de services, notamment financiers, la bourse de Johannesburg étant la première du continent africain.

L’économie sud-africaine doit faire face à des défis structurels majeurs. Il s’agit tout d’abord d’assurer la transition d’une économie minière en perte de vitesse vers une économie plus diversifiée. Par ailleurs, l’héritage de l’Apartheid est particulièrement lourd, avec de profondes inégalités sociales et un faible niveau de qualification de la population, la politique de discrimination positive (BEE –Black Economic Empowerment) n’ayant pas répondu aux attentes. Le chômage reste massif et touche de manière très inégale les différents groupes de population. Son aggravation avec la crise économique (environ un million d’emplois détruits en 2009) accroît les attentes de la population en termes de redistribution et de politiques sociales. Par ailleurs, les enjeux à venir en termes de santé sont cruciaux avec un taux de prévalence du VIH de 18,1 % en 2007.

Sur le plan des infrastructures, les autorités ont enfin pris la mesure de l’insuffisance des investissements réalisés depuis la fin de l’Apartheid. Des programmes publics de grande ampleur ont ainsi été lancés dans les transports, notamment dans la perspective de la Coupe du Monde de football en 2010, ainsi que dans la production d’électricité (nouvelles méga-centrales au charbon).

L’Afrique du Sud offre un environnement favorable aux entreprises (le rapport Doing Business de la Banque mondiale classe l’Afrique du Sud au 34ème rang mondial en 2010). L’insécurité due à la criminalité et la pénurie de travailleurs qualifiés constituent cependant des contraintes majeures pour les affaires.

En 2009, le PIB de l’Afrique du Sud était de 287,2 Mds USD. La part des différents secteurs à la richesse nationale est la suivante :

- Agriculture : 3,0 %

- Industrie et mines : 31,2 %

- Services : 65,8 %

Dans le domaine des mines, le pays se place parmi les meilleurs producteurs mondiaux de minerais :

Minerai Rang Mondial
Platine 1er
Or 1er
Vanadium 1er
Chrome 1er
Titane 2eme
Manganèse 3eme
Diamants 5eme

publié le 27/06/2014

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