Bilan d’activité consulaire 2016

Chiffres-clés :
- 4 801 Français inscrits au registre des Français établis hors de France au 31 décembre 2016 ;
- deux agences consulaires : Durban et Maseru (Lesotho) ;
- élus : 1 député de la 10ème circonscription électorale de l’étranger (M. Alain MARSAUD) et 3 conseillers consulaires (M. Fabrice Orengo de Lamazière et Mmes Sophie FERRAND-HAZARD et Isabelle CIRET) ;
- poste de rattachement pour les affaires consulaires de la Zambie (1er mai 2015), Namibie (3 juillet 2015) et Botswana (16 juillet 2016) ;
- budget d’action sociale en 2016 : 39 498 € au titre de la protection et de l’aide sociale (14 allocataires) et 149 693 € au titre des bourses scolaires (43 boursiers) ;
- 845 passeports, 47 passeports d’urgence, 41 laissez-passer et 84 cartes d’identité délivrés en 2016 ;
- 227 actes d’état civil établis ;
- 19 217 visas délivrés en 2016.

Après la Zambie et la Namibie en 2015, l’année 2016 a été marquée par le rattachement des affaires consulaires du Botswana à Johannesburg (arrêté du 5 juillet 2016 fixant les circonscriptions consulaires en Afrique du Sud). Ce transfert de compétences a eu pour corollaire une augmentation du nombre d’inscrits au registre (117 personnes supplémentaires) et une activité accrue au service des visas en raison de la délivrance des visas court et long séjours aux ressortissants/résidents botswanais (de 300 à 400 visas par an). Dans le même temps, le nombre d’inscrits au sein de la circonscription sud-africaine de Johannesburg a crû de 4,2 %, tendance également observée au niveau de la liste électorale consulaire (+ 4 % d’électeurs). Quant au secteur des visas, il a souffert à la fois du contexte économique et des attentats, entraînant une diminution du nombre de visas délivrés de 17,42 %.

1. Régionalisation des activités consulaires, une adaptation parfois empirique

Initiée en 2013, la réforme du réseau diplomatique s’est traduite par la mise en place de postes de présence diplomatique (PPD) dont les affaires consulaires ont été rattachées au consulat général à Johannesburg. Ainsi, outre les six provinces du nord de l’Afrique du Sud (Free State, Gauteng, KwaZulu-Natal, Limpopo, Mpumalanga, North West) ainsi que le royaume du Lesotho, la compétence géographique de Johannesburg, devenu pôle consulaire régional, inclut désormais le Botswana, la Namibie et la Zambie.

La régionalisation a eu un impact significatif sur l’organisation du consulat général avec, comme enjeu central, la continuité du service public. Face à la problématique de l’éloignement géographique, il a fallu faire évoluer les services consulaires vers plus de mobilité, tout en simplifiant certaines procédures administratives, dans le respect de la réglementation, afin de répondre aux attentes des usagers. En défrichant des terrains jusqu’ici inexplorés et en prenant de nombreuses initiatives, les services consulaires ont démontré qu’ils ont su s’adapter, parfois de manière empirique, avec succès à cette nouvelle donne.

1.1. La continuité du service public dans les PPD passe par l’organisation régulière de tournées consulaires

Avant le transfert des compétences consulaires, le consul général s’est déplacé dans chaque pays de rattachement dans le but d’exposer à la communauté française les mesures prises en vue de continuer à leur offrir un service consulaire de qualité, en particulier l’instauration d’un calendrier de tournées consulaires (http://www.consulfrance-jhb.org/Calendrier-previsionnel-des-tournees-consulaires-2017). Grâce à une valise équipée d’un capteur d’empreintes digitales (valise Itinera), ces tournées, organisées une fois par trimestre, permettent le recueil des demandes de passeports biométriques sur place. Un usager peut ainsi obtenir son nouveau passeport sans avoir à se déplacer à Johannesburg dans un délai ne dépassant pas trois mois.

Au vu des chiffres, le bilan de ces tournées s’avère positif : 67 demandes de passeport ont pu être recueillies dans les PPD en 2016, soit 10 au Botswana, 27 en Namibie et 30 en Zambie. En additionnant les 75 demandes recueillies à Durban, où des tournées sont également organisées, le consulat général a, au total, facilité la délivrance de passeports à 142 usagers, témoignant en cela du succès rencontré par ces permanences consulaires délocalisées.

1.2. La délivrance des visas repose sur une approche différenciée en fonction de la problématique

Contrairement à l’administration des Français, le consulat général a dû développer une approche différenciée pour les visas au regard des problématiques propres à chaque pays de rattachement. En effet, alors que l’Allemagne et la Suède délivrent des visas Schengen en représentation de la France en Namibie et Zambie respectivement, aucun partenaire n’est disponible au Botswana. En conséquence, tous les demandeurs de visas du Botswana doivent se déplacer à Johannesburg en raison du recueil obligatoire des données biométriques, exception faite des mineurs âgés de moins de 12 ans, que la réglementation dispense de cette formalité. La situation est différente pour les demandeurs zambiens ou namibiens dans la mesure où seuls les demandeurs de visas pour les DROM-CTOM ou pour des séjours en France supérieurs à trois mois, qui relèvent de la compétence exclusive de Johannesburg, sont amenés à se rendre à Johannesburg pour y déposer leur dossier.

Dans la pratique, les contraintes pour les demandeurs de visas diffèrent d’un pays à l’autre et selon la catégorie de visa. Si les demandeurs du Botswana ont la possibilité d’effectuer le trajet en voiture jusqu’en Afrique du Sud (Gaborone, sa capitale, se situe à moins de 345 km de Johannesburg), avec tout de même une frontière terrestre à franchir et des formalités d’entrée et de séjour parfois longues à accomplir, ceux résidant en Namibie et en Zambie n’ont d’autre choix que de faire le voyage en avion, ce qui engendre des frais non négligeables. Pour en minimiser l’impact sur notre attractivité, le consulat général a mis en place une procédure ad hoc pour les demandeurs de visas en provenance des PPD :

- Pour les visas de court séjour (Schengen et DROM-CTOM), le demandeur est reçu au consulat général le matin, sur rendez-vous. Sa demande est aussitôt instruite et le visa est délivré, si rien ne s’y oppose, dans l’après-midi. Le délai d’instruction et de délivrance du visa est ainsi de moins de 24 heures, réduisant d’autant les frais de séjour à Johannesburg pour les intéressés. A titre de comparaison, ce délai est de 48 heures pour les Sud-Africains.

- Pour les visas de long séjour, leur délivrance ne peut pas être accélérée du fait des consultations d’usage. Les démarches y afférentes se finalisent par conséquent par voie postale : après le dépôt du dossier, le passeport est restitué à son titulaire qui, de retour dans son pays d’origine, le renvoie sous pli sécurisé pour apposition de la vignette visa. De cette façon, le demandeur n’engage pas de frais de séjour en Afrique du Sud pendant la durée de l’instruction de sa demande. D’autres dispositions ont également été prises dans le souci de minimiser la contrainte liée à un déplacement sur Johannesburg, telles que, par exemple, la délivrance de visas de circulation ou la dispense de frais de visa pour les étudiants.

Sur le plan des statistiques, 147 visas (138 visas courts séjours et 9 long séjours) ont été délivrés par le consulat général à des ressortissants botswanais, 15 visas (5 DROM-CTOM et 10 longs séjours) ont été délivrés à des Namibiens et 29 visas (27 DROM-CTOM et 2 longs séjours) ont été délivrés à des Zambiens.

2. Hausse de l’activité consulaire

2.1. Augmentation du nombre d’inscrits au registre des Français établis hors de France

Au 31 décembre 2016, 4 801 personnes étaient inscrites au registre des Français établis hors de France de la circonscription consulaire de Johannesburg (provinces du Free State, Gauteng, KwaZulu-Natal, Limpopo, Mpumalanga, North West et royaume du Lesotho). C’est 4,2 % de plus qu’en 2015. Trois facteurs principaux expliquent cette hausse : d’abord, plusieurs familles sont arrivées à la faveur d’implantations de grandes entreprises françaises (Leroy-Merlin, Decathlon, Alstom, etc.) ; ensuite, une importante campagne de relance des inscriptions consulaires a été réalisée dans la perspective des échéances électorales de 2017 ; enfin, nombre de Français ont été incités à s’inscrire sur le registre avant le 31 décembre 2016, date butoir pour l’inscription sur les listes électorales. En comptabilisant les inscrits du Botswana (117), de Namibie (235) et de Zambie (192), le nombre total de personnes inscrites au registre dont l’administration relève de Johannesburg atteint 5 345.

2.2. Analyse de l’évolution de l’activité par secteur

- Administration des Français (passeports, cartes d’identité, liste électorale consulaire, inscriptions,…)

En matière de titres de voyage, principale démarche consulaire, 845 passeports biométriques ont été délivrés en 2016, contre 976 l’année précédente. Cette diminution s’explique par le fait que des passeports grand voyageur contenant plus de pages sont de plus en plus délivrés aux hommes d’affaires, auxquels il est de même facilité l’obtention d’un second passeport lorsque leurs fréquents déplacements professionnels le justifient. Beaucoup d’entreprises françaises ont en effet leur siège régional à Johannesburg avec parfois un rayonnement sur l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. En tout état de cause, il faut compter entre 15 à 20 jours pour l’obtention d’un nouveau passeport ordinaire, un délai réduit qui illustre le niveau d’efficience des services consulaires. Le nombre de passeports d’urgence délivrés a également diminué (47 contre 55 en 2015), la délivrance de laissez-passer ayant en contrepartie augmenté sensiblement (41 contre 17 en 2015). 84 demandes de cartes nationales d’identité sécurisées ont été instruites en 2016, soit 10 de moins qu’en 2015. Enfin, 76 déclarations de vol et de perte ont été établies, chiffre stable par rapport à l’année précédente. L’activité au niveau du registre a été prononcée, puisqu’il y a eu 775 inscriptions et/ou renouvellements et 341 radiations. Le solde entre les arrivées et les départs est donc positif, d’où l’augmentation du nombre de Français inscrits.

Après une importante campagne d’information et de mise à jour menée tout au long de l’année, la liste électorale consulaire (LEC) de Johannesburg recense 2 729 inscrits, soit 4 % de plus que sur la LEC précédente. A cet égard, dans le but de faciliter la démarche aux usagers lors des élections présidentielle et législatives 2017, cinq bureaux de vote seront ouverts au sein de la circonscription : au consulat général Johannesburg, à l’agence consulaire de Durban et dans les ambassades de France à Lusaka (103 inscrits), Gaborone (73 inscrits) et Windhoek (141 inscrits).

- État civil, notariat et nationalité

Pour la circonscription consulaire sud-africaine de Johannesburg, 227 actes ont été établis (195 actes en 2015), dont 136 naissances, 66 mariages, 9 actes de décès et 15 reconnaissances. En matière de notariat, 16 actes notariés ont été établis, dont 13 en minute et 3 en brevet. Pour le Botswana, il y a eu 3 actes d’état civil, dont 2 mariages et une reconnaissance. Un acte notarié en brevet a été établi. Pour la Zambie, un mariage a été enregistré. Pour la Namibie, 5 actes d’état civil ont été établis dont 2 naissances, un mariage et 2 reconnaissances. Il n’y a pas eu d’acte notarié. Pour le Lesotho, un acte de mariage a été établi. En matière de nationalité, le consulat général a instruit 8 demandes d’acquisition de la nationalité française à raison du mariage en 2016. Enfin, 7 pactes civils de solidarité (PACS) ont été conclus à Johannesburg au cours de l’année 2016.

Il est important de noter qu’il n’y a aucun délai entre le dépôt d’une demande de transcription d’acte de l’état civil et sa remise. Les dossiers réputés complets sont en effet traités dès leur remise au service de l’état civil.

- Affaires sociales

Le budget alloué en 2016 en faveur de l’action sociale au titre de la circonscription consulaire de Johannesburg s’est élevé à 39 498,60 EUR. Si le nombre d’allocations distribuées n’a que peu évolué (15 en 2016 contre 17 en 2015), le budget affiche un repli de 21 % qui s’explique par la révision à la baisse du taux de base, de 349 EUR en 2015 à 267 EUR en 2016. Ce budget a toutefois été abondé de 1 400 EUR en cours d’année à la suite d’une délégation de crédits supplémentaires destinés à être versés, à titre de complément, aux 16 allocataires (15 à Johannesburg et 1 à Windhoek). Le consulat général a par ailleurs disposé, en 2016, d’une enveloppe de secours occasionnel de 1 000 EUR, dont 328 EUR ont été utilisés.

Le budget alloué en 2016 en faveur de l’action sociale en Namibie s’est élevé à 2 392 EUR, en baisse de 29 % par rapport à 2015 (3 405 EUR), là aussi en raison de la diminution du taux de base de 317 EUR en 2015 à 240 EUR en 2016. Une personne a bénéficié d’une allocation adulte handicapé, tandis qu’une autre s’est vu attribuer un secours mensuel spécifique enfant durant six mois. L’enveloppe budgétaire réservée au secours occasionnel de 100 EUR n’a pas été utilisée. Le budget alloué en 2016 en faveur de l’action sociale en Zambie s’est élevé à 100 EUR. Le taux de base a été revu à la baisse, passant de 273 EUR en 2015 à 176 EUR en 2016. La baisse conséquente du budget (- 96 %) est due à la non reconduction d’une allocation de solidarité. L’enveloppe des secours occasionnels, identique à celle de 2015, s’est élevée à 100 EUR et a été intégralement consommée pour venir en aide à un ressortissant français en difficulté. En l’absence d’allocataire, le budget alloué en 2016 en faveur de l’action sociale au Botswana a été de 100 EUR, comme en 2015. A l’instar des autres taux de base des pays de la région, celui du Botswana a également diminué, de 187 EUR en 2015 à 170 EUR en 2016. L’enveloppe de secours occasionnel, de 100 EUR, n’a pas été utilisée.

Enfin, la société française de bienfaisance de Johannesburg (SFBJ)a reçu au titre des interventions des organismes locaux d’entraide sociale (OLES) une subvention d’un montant de 1 200 EUR, identique à celle versée en 2015.

- Bourses scolaires

A Johannesburg, le budget de la campagne de bourses scolaires 2016/2017 s’est élevé à 149 693 EUR, soit une augmentation de 32% par rapport à 2015/2016 (113 511 EUR). On a dénombré 43 boursiers (pour 27 familles) en 2016, contre 49 boursiers (31 familles) en 2015. La hausse du budget découle ainsi du nombre plus important de familles bénéficiant d’une quotité de bourses supérieure à 80%, et non de l’augmentation du nombre de boursiers.

A Lusaka, une seule élève a bénéficié d’une aide à la scolarité au titre de la campagne 2016/2017, alors qu’on dénombrait 11 boursiers (pour 5 familles) dans le cadre de la campagne précédente. Cette baisse s’explique par les départs définitifs de familles boursières. Par effet ricochet, le budget a diminué de 91% pour s’établir à 2 659,72 EUR.

- Bourses universitaires

Le consulat général a instruit 12 demandes de bourses universitaires en 2016, contre 8 en 2015 (+ 33%).

- Affaires diverses de chancellerie

Certificats de vie : 166 certificats de vie ont été délivrés en 2016, soit une augmentation de 88% comparée à 2015.
Passeports de service : 16 passeports de services ont été délivrés en 2016.
Actes judiciaires : 47 notifications d’actes judiciaires ont été transmises en 2016, soit une augmentation de 30 % par rapport à 2015.
Français en difficulté : 27 compatriotes ont bénéficié d’une assistance consulaire en 2016.

- Affaires militaires

Pour la circonscription consulaire sud-africaine de Johannesburg, 77 jeunes Français ont été recensés en 2016, contre 95 en 2015. 56 d’entre eux ont participé à la journée défense et citoyenneté (JDC) organisée le 12 mai 2016 avec le concours de la mission de défense de l’ambassade de France au lycée français Jules Verne à Johannesburg, contre 31 en 2015. Pour la Namibie, 5 jeunes compatriotes ont été recensés en 2016, contre 4 en 2015. Etant donné le faible nombre de recensés, aucune JDC n’a été organisée en 2015 et 2016. Pour la Zambie, 5 jeunes compatriotes ont été recensés en 2016, un seul en 2015. 4 jeunes ont participé à la JDC organisée le 7 avril 2016 à l’école française Champollion de Lusaka. Il n’y a pas eu de JDC en 2015. Pour le Botswana, aucun jeune n’a été recensé en 2016, contre 2 en 2015. Vu le faible nombre de recensés, aucune JDC n’a été organisée en 2015 et 2016.

- Visas

Afin de faire de la délivrance des visas, instrument d’influence, un outil de notre attractivité en Afrique du Sud, de nombreuses mesures visant à simplifier la procédure de demande de visas ont été mises en œuvre depuis plusieurs années, avec en premier lieu l’externalisation de la collecte des dossiers en 2010. Cette mesure a été suivie le 1er mars 2013 de la dispense de visa de court séjour pour l’île de La Réunion au profit des titulaires d’un passeport sud-africain. Puis, la déterritorialisation des circonscriptions consulaires en matière de visas sur le territoire sud-africain est intervenue fin 2014. Enfin, la mesure de facilitation phare, qui concerne la délivrance des visas en 48 heures pour les Sud-Africains, a été officialisée le 1er janvier 2015. En parallèle, l’accent a été placé sur la délivrance des visas de circulation d’une durée de validité maximale de 5 ans, qui représentent 63,17 % des visas Schengen délivrés en 2016 contre 14,31 % en 2011. Il est à noter que le taux de refus se situe en deçà des 2 %, mettant au jour un faible risque migratoire.

Alors que le consulat général avait délivré 23 270 visas en 2015, seulement 19 217 ont été délivrés en 2016. Plusieurs facteurs expliquent cette baisse (- 17,42 %). Il y a, tout d’abord, la morosité de la conjoncture économique (croissance atone) à laquelle s’ajoute la dévaluation du rand (ZAR) qui a renchéri le coût des séjours en France. Ensuite, les attentats ont, comme partout ailleurs, marqué les esprits en Afrique du Sud, provoquant plusieurs annulations de voyage à destination de la France. Enfin, la délivrance accrue de visas de circulation a eu pour effet mécanique de réduire le volume de demandes de visas de court séjour. Mais la tendance baissière observée à Johannesburg reflète, au niveau mondial, la baisse de la fréquentation touristique en France.

3. MAEDI du 21ème siècle : simplification et dématérialisation, sans négliger les missions de proximité

Dans un contexte d’accroissement de l’activité à moyens constants, l’accent a été placé sur la simplification et la dématérialisation des démarches administratives avec, mesure phare de l’année 2016, le lancement au mois de juin 2016 de l’inscription consulaire en ligne.

Par ordre chronologique, la prise de rendez-vous en ligne a été la première mesure de simplification mise en œuvre, en début d’année. Par ce système innovant, l’administré choisit le jour et le créneau horaire de son rendez-vous à sa convenance. Si cette mesure a apporté entière satisfaction aux Français ayant recours aux services consulaires, elle a aussi libéré du temps de travail pour les agents du consulat général avec la fin des demandes de rendez-vous par voie de messagerie électronique. Au surplus, la prise de rendez-vous en ligne a conduit les usagers à davantage visiter le site internet du consulat général et, par la même occasion, à consulter les dernières actualités consulaires, ce qui se reflète dans les statistiques de fréquentation (526 connexions par jour en moyenne). Autre atout majeur induit par la prise de rendez-vous en ligne, les files d’attente dans les locaux consulaires ont disparu grâce à la fluidification des rendez-vous. Sur le plan sécuritaire enfin, seules sont autorisées à pénétrer dans les locaux consulaires les personnes munies d’un récépissé de rendez-vous pris en ligne, sauf cas d’urgence.

Seconde mesure de simplification de premier plan, la mise en service, sur le portail www.service-public.fr, de l’inscription consulaire en ligne, qui a eu lieu mi-2016. Désormais, tout Français peut réaliser cette formalité très simplement, depuis son domicile ou son lieu de travail, via un dispositif connecté à internet. Les avantages d’une telle procédure dématérialisée sont nombreux, parmi lesquels notamment la fin de l’obligation faite de se déplacer au consulat général pour réaliser cette démarche.

Si le consulat général s’est résolument tourné vers le numérique avec l’objectif d’améliorer la qualité des services publics rendus, cela ne s’est pas fait au détriment de ses missions de proximité qui continuent d’occuper une place prépondérante au sein de son action. Dans le cadre de l’assistance apportée aux Français en difficulté (accidents de la route, agressions, visites sociales, détenus, etc.), les agents consulaires sont ainsi amenés à se projeter sur le terrain, dans les hôpitaux, les commissariats ou au domicile des usagers.

4. La communication, rouage essentiel de l’action consulaire

4.1. Thèmes de communication en 2016

Le consulat général de France à Johannesburg a communiqué sur les thèmes mis en avant par l’ambassade dans son plan de communication 2016 : attractivité de la France, visite d’Etat du président Jacob Zuma en France, évènement sportifs (Euro 2016) et culturels (francophonie, Good France, etc), MAEDI 21 et questions environnementales liées à l’après COP21.

D’autre part, l’information du réseau français en Afrique du Sud, en particulier les événements organisés dans la province du Gauteng, a été relayée par le consulat général. De fait, chaque mois, l’ensemble des membres du réseau diplomatique et consulaire français se retrouve pour une réunion afin de faire le point sur la communication.

A partir du mois de septembre 2016, le consulat général a accentué sa communication sur les élections en 2017 et la nécessité de s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre 2016 pour pouvoir y prendre part.

4.2. Diversification des outils de communication

Le consulat général articule sa communication autour de trois principaux supports : site internet, réseaux sociaux et lettre d’information.

- Le site internet

Le site internet a eu une fréquentation totale de plus de 281 362 visites pour l’année 2016, avec une moyenne de 526 connexions par jour. Les actualités régulièrement mises à jour, en français et en anglais, sont les rubriques les plus consultées par les internautes (34% en français et 16,5% en anglais). Viennent ensuite celles concernant les services aux Français et les visas.

- Les réseaux sociaux

Le consulat général utilise son compte Twitter (@FranceJoburg) pour relayer l’information et son compte Flickr pour diffuser les photos des évènements auxquels il est associé.

L’accent a été mis sur le compte Twitter qui, outre les messages relatifs à l’actualité consulaire, reprend les informations du réseau français (retweets et interactions fréquentes avec les tweets des membres du réseau français en Afrique du Sud). Il cible à la fois les ressortissants français et sud-africains avec des tweets publiés dans les deux langues (français et anglais) en fonction du public concerné. Une plus grande utilisation des hashtags et des identifications a au demeurant permis de donner plus de visibilité au compte Twitter, qui recense déjà 333 followers après une année d’existence seulement.

- La lettre d’information

La lettre d’information à destination de la communauté française est envoyée mensuellement. Elle constitue un excellent relais des actualités publiées sur le site internet. Les commentaires de la communauté française à son égard sont très favorables.

4.3. Les évènements marquants de l’année 2016

L’évènement majeur du consulat général a été le 14 juillet, qui a une nouvelle fois connu un franc succès (plus de 600 personnes présentes) et reçu de nombreux retours positifs. Une délégation venue de l’île de La Réunion, conduite par M. Didier Robert, président de la Région Réunion, était l’invitée d’honneur de la célébration de la fête nationale de l’ambassade et du consulat général.

En collaboration avec Atout France et le prestataire de service extérieur pour la collecte des visas (Capago), le consulat général a renouvelé les opérations de rencontres avec les tour-opérateurs à Durban et à Johannesburg. Ces deux réunions ont été l’occasion de rappeler nombre d’éléments concernant les visas et de promouvoir la destination France. Elles ont reçu un accueil favorable des agences de voyage, qui apprécient ce type d’interaction à propos des procédures de visa.

5. Principaux enjeux en 2017

Mise en service du portail France-Visas. Le déploiement de France-Visas, projet innovant visant à dématérialiser l’intégralité du processus de demande de visas, est prévu dans le courant de l’année 2017. Préalablement à la mise en service du portail dans l’ensemble du réseau diplomatique, il sera procédé à une expérimentation à laquelle Johannesburg participe en qualité de poste pilote. Le consulat général, en liaison avec le prestataire de service extérieur, aura ainsi la charge d’effectuer différents tests (numérisation des documents par exemple) destinés à la sous-direction des visas (SDV).

Organisation des élections présidentielle et législatives. Deux bureaux de vote seront ouverts en 2017 au sein de la circonscription sud-africaine pour les élections présidentielle et législatives : le premier au consulat général à Johannesburg et le second à l’agence consulaire de Durban. Le nombre d’électeurs inscrits sur la liste électorale consulaire (LEC) de Johannesburg a connu une évolution similaire à celle du nombre de Français inscrits au registre, soit une augmentation de 4 % d’une année sur l’autre : 2 729 électeurs figurent sur le projet de LEC 2017 contre 2 582 sur la LEC 2016. En tant que poste de rattachement, Johannesburg sera par ailleurs chargé de piloter l’organisation des élections dans trois postes de présence diplomatique : Gaborone (73 électeurs), Lusaka (103 électeurs) et Windhoek (141 électeurs). Le consulat général jouera ainsi le rôle de bureau de vote centralisateur.

Poursuite de la régionalisation des activités consulaires. Il s’agira d’assurer la continuité du service public à travers l’organisation régulière de tournées consulaires (quatre par an et par pays), tout en réorganisant les services consulaires de manière à répondre aux nouvelles problématiques posées par la transformation du consulat général en poste de rattachement : éloignement géographique, réglementations, etc.

La communication continuera à être étoffée. A la suite d’un audit de sa politique de communication dont les conclusions ont souligné l’actualisation régulière des informations et une bonne arborescence du site internet, le consulat général va poursuivre la montée en qualité de ses actions de communication en améliorant le contenu et la présentation de son site internet. Sur les réseaux sociaux, l’ambition est d’augmenter de façon significative le nombre de followers en étant plus actif et en utilisant davantage encore le système des hashtags et des identifications. La possibilité de créer un compte Facebook afin de toucher un public différent sera en parallèle explorée. Les thèmes de communication seront principalement axés autour du soutien à la candidature de Paris 2024 en coordination avec l’ambassade et le reste du réseau français ainsi que sur la tenue des élections présidentielle et législatives.

publié le 23/03/2017

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